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Visa pour travail salarié

COÛT DU VISA : 77 000 F CFA

Le visa pour travail salarié permet à un ressortissant étranger d’exercer en Italie une activité professionnelle dans le cadre d’un rapport de travail salarié auprès d’un employeur italien ou étranger opérant régulièrement sur le territoire national.

L’entrée pour travail salarié est, en règle générale, soumise aux quotas annuels fixés par le Décret Flux, adopté par D.P.C.M., dont il est vivement recommandé de prendre connaissance.

La délivrance des visas pour travail salarié prévoit — sauf cas particuliers — l’obtention préalable, par l’employeur, du nulla osta délivré par le Guichet Unique pour l’Immigration (Sportello Unico per l’Immigrazione – SUI), qui constitue la condition indispensable pour la demande de visa. Le nulla osta est délivré après vérification de la disponibilité de quota, de la capacité économique de l’employeur, de la conformité de l’offre d’emploi et de l’absence de motifs d’empêchement concernant le travailleur. Il est transmis par voie électronique par le SUI à la Représentation diplomatique‑consulaire compétente et doit être utilisé dans les six (6) mois suivant sa délivrance pour les embauches relevant des quotas du Décret Flux ; ou dans les quatre (4) mois pour les cas particuliers prévus à l’article 27 du D.lgs. 286/1998 (entrées hors quotas ou soumises à procédures spéciales). Passé ce délai, le nulla osta perd sa validité et doit être demandé à nouveau par l’employeur.

Une fois le visa obtenu et l’entrée en Italie effectuée, le travailleur doit se présenter au SUI pour signer le contrat de séjour, qui formalise l’engagement de l’employeur et permet de demander le permis de séjour pour travail salarié auprès de la Questura compétente.

ATTENTION : Pour les visas liés au secteur de l’assistance familiale et socio‑sanitaire (employés de maison, aides‑soignants, assistants à domicile), le Décret Flux interdit l’embauche de travailleurs qui sont parents (grands‑parents, parents, frères/sœurs, petits‑enfants) ou alliés (beaux‑parents, gendres/brus, beaux‑frères/belles‑sœurs) jusqu’au 2 degré de la personne assistée ou de l’employeur.

 

Quelle est la documentation requise ?

Pour obtenir le visa, le demandeur doit présenter, en plus du formulaire de demande dûment rempli et signé, du document de voyage en cours de validité et des photos d’identité :

  • Nulla osta délivré par le SUI compétent ;
  • Curriculum vitæ du travailleur, accompagné de toute documentation relative à sa formation académique et/ou professionnelle, ainsi que d’éventuelles lettres de référence d’anciens employeurs ;
  • Extrait d’immatriculation à jour de l’entreprise (visura camerale) ainsi que bilans, déclarations fiscales ou autres documents attestant la solidité économique et l’activité réelle de l’entreprise (site web, photos des locaux, licences, autorisations) ; Pour les employeurs domestiques : documents attestant la capacité économique du foyer (déclaration de revenus de l’année précédente) ;
  • Copie du contrat de travail ou de la proposition contractuelle transmise au SUI, avec description détaillée des tâches, horaires, lieu de travail et niveau de rémunération, afin d’en vérifier la conformité aux conventions collectives nationales (CCNL) ;
  • Informations sur la situation familiale et résidentielle dans le pays d’origine, afin d’évaluer le risque migratoire ;
  • Preuve de la disponibilité d’un logement en Italie, si celui‑ci n’est pas déjà garanti par l’employeur ;
  • Pour les visas du secteur de l’assistance familiale et socio‑sanitaire : actes de naissance du demandeur (et éventuellement du conjoint), de ses parents, ainsi que de l’employeur et de ses parents.

 

Cas particuliers
Professions sanitaires

La délivrance du visa est subordonnée non seulement au nulla osta, mais aussi à la reconnaissance préalable du diplôme par le Ministère de la Santé. Si l’activité exercée dans une structure sanitaire ne comporte pas de fonctions médicales réglementées, la demande de visa doit être accompagnée d’une déclaration du représentant légal de la structure confirmant l’absence d’activités nécessitant une reconnaissance professionnelle.

 

Sportifs étrangers

Le visa pour travail salarié des sportifs étrangers est délivré sur la base de la déclaration nominative d’assentiment du CONI, requise tant pour les activités professionnelles que pour les activités amateurs.
Pour les sportifs mineurs, en plus de l’autorisation de sortie du territoire par les titulaires de l’autorité parentale, une autorisation de la Direction Territoriale du Travail est nécessaire pour vérifier la compatibilité de l’activité sportive avec la protection du mineur.

 

Journalistes étrangers (correspondants)

Les journalistes étrangers appelés à travailler comme correspondants officiels en Italie ne nécessitent pas de nulla osta SUI. Toutefois, le visa pour travail salarié ne peut être délivré qu’après l’obtention du nulla osta du Service de Presse du Ministère des Affaires Étrangères (MAECI). Le demandeur doit s’enregistrer dans la section « Area giornalisti » du site du MAECI (https://www.esteri.it/it/sala_stampa/areagiornalisti/accreditamento/), remplir le formulaire en ligne et joindre une lettre du Directeur de la rédaction confirmant la nomination, avec indication de la fonction et de la durée du mandat. Un numéro d’identification est ensuite attribué et doit être communiqué à la Représentation diplomatique du pays de l’organe de presse en Italie, afin qu’elle transmette une Note Verbale de demande d’accréditation. Pour plus d’informations, il est possible de consulter le « Guide pratique pour la presse étrangère », disponible dans la même section du site du MAECI (https://www.esteri.it/it/sala_stampa/areagiornalisti/guida_per_stampa_estera/). En présence de membres de famille accompagnants, un visa pour mission pourra être délivré, toujours après nulla osta du Service de Presse et selon les mêmes procédures d’accréditation.

Pour les membres d’équipes de télévision, de radio, de cinéma ou de presse se rendant en Italie pour de brefs séjours liés à leur activité professionnelle, le titre d’entrée approprié est le visa pour affaires, à condition que les exigences prévues pour cette catégorie soient remplies.

 

Marins étrangers

Les marins étrangers destinés à embarquer sur des navires battant pavillon italien n’ont pas besoin du nulla osta SUI et, s’ils relèvent de la catégorie de la « gens de mer », sont exemptés du visa pour travail salarié conformément à l’art. 318 du Code de la navigation. En revanche, le personnel des services complémentaires et de l’hôtellerie à bord des navires de croisière italiens doit demander un visa pour travail salarié – marins, délivré sur la base de :

  • Demande formelle de la compagnie maritime ;
  • Contrat individuel de travail ;
  • Contrat d’exploitation des services à bord ;
  • Certificat d’immatriculation du navire au Registre international.

Lorsque le marin doit simplement rejoindre ou quitter le navire sans exercer d’activité en Italie, un visa de transit suffit.

 

Travailleurs affectés à des organismes du Vatican

Les étrangers appelés à travailler auprès d’organismes ou dicastères de la Cité du Vatican ne relèvent pas des catégories du travail salarié italien. Dans ces cas, le visa approprié est le visa pour résidence élective, délivré sur la base d’un certificat de l’organisme vatican concerné, authentifié par la Secrétairerie d’État, confirmant la mission, la disponibilité d’un logement et l’inclusion du travailleur — et de sa famille — dans le système de santé du Vatican.