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Le Décret Flux (Décret sur les quotas d’entrée pour travailleurs étrangers)

Pour la période triennale 2026‑2028, les quotas globaux d’entrée pour le travail salarié, saisonnier et non saisonnier, ainsi que pour le travail indépendant, sont fixés à 164 850 unités pour 2026, 165 850 pour 2027 et 166 850 pour 2028.

À l’intérieur de ces plafonds annuels, le décret distingue trois grands canaux : le travail salarié non saisonnier, le travail indépendant et le travail salarié saisonnier.

Les quotas pour le travail salarié non saisonnier s’élèvent à 76 200 unités pour chacune des trois années ; les quotas pour le travail indépendant restent stables à 650 unités par an ; le travail saisonnier est programmé à la hausse, avec 88 000 entrées en 2026, 89 000 en 2027 et 90 000 en 2028.

Pour le travail salarié non saisonnier et pour le travail indépendant, le décret identifie précisément les secteurs économiques dans lesquels des travailleurs étrangers peuvent être employés. Les secteurs admis comprennent : agriculture, sylviculture et pêche ; industries alimentaires, des boissons et du tabac ; industries textiles, de l’habillement et de la chaussure ; industries métallurgiques et des produits métalliques ; l’ensemble des « autres industries » manufacturières (bois, papier, chimie, pharmacie, caoutchouc et plastique, équipements électriques, mécanique, automobile, autres moyens de transport, meubles, autres activités manufacturières et réparation de machines) ; bâtiment et construction ; commerce de gros et de détail ; services d’hébergement et de restauration ; services touristiques (hébergement, restauration, agences de voyage et tour‑opérateurs) ; transport, logistique et entreposage ; services opérationnels de soutien aux entreprises et aux personnes ; santé, assistance sociale et services sanitaires privés ; autres services. Le travail saisonnier se concentre principalement dans les secteurs agricole et touristique‑hôtelier, en continuité avec les précédents décrets flux.

À l’intérieur des quotas pour le travail salarié non saisonnier, le projet de décret réserve une part significative aux ressortissants de pays avec lesquels l’Italie a conclu des accords de coopération en matière migratoire, y compris des accords sur les retours et des campagnes d’information sur les risques de la migration irrégulière. Pour chaque année du triennat, 25 000 unités sont réservées aux travailleurs provenant de ce groupe de pays, auxquelles s’ajoutent des quotas supplémentaires (18 000 en 2026, 26 000 en 2027, 34 000 en 2028) destinés aux pays avec lesquels de tels accords seront conclus au cours de la période. Parmi les pays déjà bénéficiaires de ces quotas préférentiels figurent la Côte d’Ivoire et le Niger.

Le décret prévoit également des réserves de quotas pour des catégories spécifiques de travailleurs et des situations considérées comme prioritaires. Pour le travail salarié non saisonnier, une quota dédiée est prévue pour les travailleurs du secteur de l’assistance familiale, à hauteur de 13 600 unités en 2026, 14 000 en 2027 et 14 200 en 2028, confirmant la volonté de structurer ce canal comme réponse aux besoins de prise en charge des personnes handicapées et des personnes âgées dépendantes, en cohérence avec les récentes réformes visant à placer durablement ce type d’entrées en dehors du système général des quotas. Sont également réservées, chaque année, 300 unités pour le travail salarié et 20 pour le travail indépendant en faveur des apatrides et réfugiés reconnus par le UNHCR ou par les autorités compétentes dans les pays de premier asile ou de transit.

 

Comment cela fonctionne‑t‑il ?

La procédure est toujours initiée par l’employeur italien. C’est lui qui doit présenter la demande de nulla osta (autorisation de travail) auprès du Guichet Unique pour l’Immigration (Sportello Unico per l’Immigrazione), en utilisant le Portail ALI du Ministère de l’Intérieur.
Le travailleur ne peut pas présenter la demande lui‑même : il doit être sélectionné par un employeur italien disposé à l’embaucher.

Pour le travail salarié non saisonnier, l’employeur doit démontrer un besoin réel de personnel, être en règle avec les cotisations sociales et être en mesure de garantir un contrat conforme à la loi italienne. Pour le travail saisonnier, la procédure est plus rapide, mais l’employeur doit toujours demander le nulla osta, en indiquant le nom du travailleur et le secteur d’emploi, comme l’agriculture ou le tourisme. Pour le travail indépendant, le travailleur doit démontrer qu’il possède les compétences professionnelles, économiques et techniques nécessaires pour lancer une activité en Italie ; toutefois, la demande de nulla osta passe également par le Portail ALI et nécessite des vérifications plus approfondies.

Une fois que le Guichet Unique pour l’Immigration approuve la demande et délivre le nulla osta, le document est transmis électroniquement directement à l’Ambassade ou au Consulat italien compétent pour le pays du travailleur. Le travailleur doit alors immédiatement prendre rendez‑vous pour demander le visa d’entrée, car le nulla osta est valable six (6) ou quatre (4) mois à compter de sa délivrance.
L’Ambassade vérifie l’identité du demandeur, contrôle la validité du nulla osta et s’assure qu’aucun motif d’empêchement ne s’oppose à la délivrance du visa.

Après l’obtention du visa, dans un délai de huit jours suivant l’entrée du travailleur en Italie, l’employeur et le travailleur étranger doivent signer le contrat de séjour (contratto di soggiorno). Dans le même délai de huit jours, l’employeur doit transmettre électroniquement le contrat signé au Guichet Unique pour l’Immigration compétent, pour les démarches relatives à la demande de permis de séjour.

 

Pour plus d’informations, il est recommandé de consulter les sites du Ministère de l’Intérieur et du Ministère du Travail et des Politiques Sociales.